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Insurrection de 1952 : Marocains contestent le meurtre de Farhat Hachad

73ème anniversaire du Soulèvement de 1952 : Quand les Marocains se soulevaient pour Farhat Hachad

L’essentiel de l’info

Ce dimanche 7 décembre, le Maroc commémore le 73ème anniversaire d’un événement marquant de son histoire contemporaine : le soulèvement populaire des 7 et 8 décembre 1952. Cette mobilisation nationale a été déclenchée par l’assassinat du leader syndicaliste tunisien Farhat Hachad, perpétré par les forces coloniales le 5 décembre 1952.

Selon le Haut Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, cette commémoration illustre la profondeur des valeurs de solidarité maghrébine qui animaient les peuples de la région dans leur lutte commune contre l’occupation française. Les manifestations de soutien avaient alors été brutalement réprimées par l’armée coloniale, qui n’avait pas hésité à tirer sur la foule et à arrêter des centaines d’ouvriers protestataires.

Plusieurs événements mémoriels sont prévus à travers le Royaume, notamment une cérémonie au cimetière Chouhada à Hay Mohammadi (Casablanca) mardi prochain, suivie d’un meeting à la Préfecture d’Arrondissements de Ain Sebaâ-Hay Mohammadi. Des conférences, expositions et visites guidées dans les 106 espaces de la mémoire historique de la résistance complèteront ce programme commémoratif national.

Le Haut Commissariat souligne que ce soulèvement a eu l’effet inverse de celui escompté par les forces coloniales : au lieu d’étouffer les mouvements indépendantistes, il a renforcé la détermination des résistants et intensifié la lutte qui conduira, quelques années plus tard, à la révolution du Roi et du peuple.


Le contexte historique et géopolitique

L’assassinat de Farhat Hachad en 1952 s’inscrit dans un contexte plus large de lutte anticoloniale qui traversait alors tout le Maghreb. Ce leader syndicaliste tunisien, fondateur de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), représentait une menace pour les autorités coloniales par sa capacité à mobiliser les masses ouvrières.

Sa disparition, loin d’affaiblir la résistance maghrébine, a servi de catalyseur pour l’unification des mouvements indépendantistes. Les manifestations qui ont suivi au Maroc illustrent la conscience d’un destin commun entre les nations du Maghreb, fondée sur plusieurs piliers identitaires :

  • Une appartenance religieuse commune
  • Une identité linguistique partagée
  • Une histoire et une réalité géographique convergentes
  • Des aspirations à la liberté similaires

Le communiqué du Haut Commissariat fait également écho aux enjeux contemporains, notamment en évoquant le discours royal du 31 octobre dernier, dans lequel Sa Majesté le Roi Mohammed VI réaffirmait l’engagement du Maroc à œuvrer pour “la relance de l’Union du Maghreb, sur la base du respect mutuel, de la coopération et de la complémentarité entre ses cinq États-membres”.

Par ailleurs, la famille de la résistance salue la récente résolution des Nations-Unies entérinant le plan d’autonomie marocain de 2007 comme “la seule base sérieuse et crédible pour parvenir à une solution politique durable” concernant les provinces du Sud, qualifiant cette avancée de “tournant historique” dans les succès diplomatiques du Royaume.


Le mot de la rédaction

Cet anniversaire nous rappelle que l’histoire du Maroc moderne s’est construite dans l’unité et la solidarité avec ses voisins maghrébins, valeurs qui continuent d’animer la vision royale pour la région. L’équipe GUATBI s’associe à cette commémoration qui illustre le rôle historique du Royaume comme “forteresse imprenable et berceau de la résistance” dans le concert des nations maghrébines.


À propos de l’éditeur :
Cet article vous est proposé par la rédaction de GUATBI IMMOBILIER.
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